Le respect de la vie sous toutes ses formes – Le chemin vers la plénitude

Respecter la vie sous toutes ses formes semble facile. Je ne tue pas, je n’abuse pas des gens ou des animaux, j’essaye de sauver la planète…

Cette approche est tout à fait valable, mais nous pouvons aller encore plus loin. Après avoir mis fin à la préoccupation, après avoir appris à transformer notre colère en action positive, après avoir suivi les étapes 1 (acceptation), 2 (compréhension), 3 (indifférence), 4 (compassion) et 5 (amour) sur la voie du pardon, ayant compris la valeur de l’honnêteté avec nous-mêmes et avec les autres, ayant appris la gratitude, nous sommes prêts à vivre la plénitude, l’unité avec tout ce qui est vivant. Nous sommes prêts à reconnaître que nous sommes tous fabriqués « du même matériau » et que nous avons tous le même potentiel de développement personnel, à condition que de bonnes opportunités se présentent ou, pour certains, de les créer nous-mêmes. Nous sommes prêts à reconnaître que tout le monde a un « rôle » à jouer ou une « mission » à accomplir dans cette vie afin de promouvoir la conscience collective à des niveaux d’existence plus élevés.

Certaines attitudes « flagrantes » dénotant un manque total de respect pour la vie, telles que l’intolérance, le nationalisme, le racisme, l’homophobie, etc., sont « faciles » à discerner et à éviter. Nous sommes suffisamment éduqués et cultivés pour rester loin de tour ça. Egalement, nous formons et éduquons nos enfants à accepter la diversité. Nous pouvons donc nous dire avec complaisance: « Je n’appartiens pas à cette catégorie de personnes! » et dormir en toute conscience.

Cependant, il existe une forme de manque de respect pour la vie sous toutes ses formes, qui est si commune, si répandue, si « acceptable », si perfide qu’elle ne nous vient même pas à l’esprit que nous le faisons réellement. C’est le jugement.

Le jugement fait partie de notre vie quotidienne. À partir du moment où nous ouvrons nos yeux le matin, nous commençons à juger et à classer toutes nos expériences, rencontres, situations, personnes, etc. en positives ou négatives, bonnes ou mauvaises, belles ou laides, etc.

Comment pouvons-nous en être aussi sûrs ? La vie est tellement imprévisible et tout est si volatile, si subjectif. Nous avons même changé au fil des ans. Grâce aux nouvelles connaissances et expériences, nous ne sommes plus les mêmes personnes que nous étions il y a 10 ans. Comment pouvons-nous juger si quelque chose est bon ou mauvais ?

L’histoire de Lao Tseu du vieux fermier chinois et de son cheval est un excellent exemple de la raison pour laquelle nous ne devrions jamais juger.

La première chose à faire est de comprendre la différence entre un jugement et une opinion. Par exemple, chaque fois que nous disons « Ce livre est bon » ou « Ce livre est mauvais », nous formons un jugement. Par contre, lorsque nous disons « J’aime ce livre » ou « Je n’aime pas ce livre », nous exprimons notre opinion. De cette façon, la vie devient beaucoup plus facile pour nous et pour ceux qui nous entourent. Personne ne prend plus rien personnellement !

Cette règle peut être appliquée littéralement à tous les aspects de nos vies. Tout ce que nous percevons n’est qu’une vision subjective du monde basée sur des informations partielles, donc limitées, que nous pouvons obtenir de notre environnement. Notre physiologie ne nous permet pas d’avoir une vue d’ensemble des choses en raison des limitations de nos organes sensoriels et de notre cerveau, qui est formé pour traiter seulement une petite quantité d’informations de ce qui se passe réellement autour de nous. Sans pouvoir voir la situation dans son ensemble, nous aboutissons inévitablement à tirer des conclusions hâtives et erronées, à former des jugements …

Personne ne peut échapper à notre jugement … Pas même nous-mêmes … Nous sommes nos pires juges et, par conséquent, nous sommes constamment hantés par des sentiments de honte et de culpabilité.

Ce n’est qu’en acceptant la réalité et nous-mêmes sans jugement, en acceptant qui nous sommes à ce moment particulier sur notre voie d’évolution, que nous pouvons changer et devenir la meilleure version de nous-mêmes. Juger les autres ou nous-mêmes est simplement une tentative d’imposer notre opinion de sorte que nous croyons (faussement) que nous contrôlons la situation, ce qui n’est certainement ni réaliste ni juste.

Ne pas juger ne signifie pas accepter passivement tout ce qui se passe et devenir fatalistes. Nous avons parfaitement le droit d’avoir nos propres opinions. Nous avons parfaitement le droit de choisir les expériences et les personnes que nous voulons dans notre vie, et c’est possible maintenant parce que nous jugeons moins et nous observons plus.

L’observation, lorsqu’elle est impartiale, n’implique pas le jugement. D’autre part, le jugement prendra toujours parti et laissera nos préjugés nous conduire à des comportements injustes et à des conclusions erronées.

Grâce à notre capacité croissante d’observation, nous pouvons mieux comprendre le fonctionnement de l’Univers et la loi universelle de cause à effet.

De cette façon, nous pouvons vivre en harmonie avec nous-mêmes, avec les autres et avec l’univers.

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