Ma visite d’octobre au Gabon – Le lieu de la naissance de mon vrai moi

Il y a deux mois, j’ai quitté définitivement le Gabon. Cependant, j’ai toujours très envie d’y retourner. Donc, j’ai décidé de faire un passage de deux semaines à Libreville début octobre.

Alors que j’étais en train de planifier ma visite à Libreville pour enseigner le Reiki sur deux week-ends (Reiki I : 6-7 octobre et Reiki II : 13-14 octobre) et pour faire des séances en direct avec les personnes que j’accompagne, j’ai compris pourquoi je suis si attachée à ce pays et à ses habitants (locaux et étrangers). Le Gabon est le « lieu de la naissance » de mon vrai moi ! Mon vrai, authentique, merveilleux moi (avec tous ses défauts, bien sûr) est « né » là-bas!

Tout a commencé il y a près de sept ans quand mon mari et moi avons déménagé d’Athènes, en Grèce, à Libreville, au Gabon.

Nous avons décidé de tout laisser derrière nous – notre foyer, nos amis et notre famille – et de chercher notre avenir ailleurs. Je ne savais pas que « mon avenir » consisterait à trouver mon moi authentique, que je ferais l’expérience de la « naissance » de mon vrai moi.

La naissance de mon vrai moi n’a pas coïncidé avec ma naissance physique il y a 47 ans. Mon vrai moi devait rester caché au plus profond de moi. Si profond que j’ignorais son existence. « Pourquoi? » Vous me demanderez, mais je pense que vous connaissez déjà la réponse… « Pour la survie! » Je répondrai. « Pour faire partie d’un groupe, d’une famille, d’une tribu ». Nous ne pouvons pas survivre seuls. C’est quelque chose que nous savons depuis la naissance. Il est câblé en nous. Ce que nous ne savons pas à cet âge, c’est que notre « tribu » n’est pas nécessairement celle dans laquelle nous sommes nés…

Pour faire partie de la « tribu » dans laquelle je suis née, je devais me conformer. Je devais répondre aux attentes autres que les miennes. Je devais nier qui j’étais vraiment et devenir quelqu’un que je n’étais pas. Je devais jouer un rôle. Et je l’ai fait. J’ai tout « bien » fait. J’étais une bonne fille obéissante qui, même bébé, n’a jamais fait de bêtises. J’étais une bonne élève, une étudiante qui n’a jamais causé de problèmes. Je suis devenue enseignante parce qu’on me l’a dicté, je suis retournée à l’école pour devenir ensuite avocate pour le statut social. J’ai pratiqué le droit, porté des costumes, des talons, du maquillage.

J’ai tout « bien » fait pour pouvoir faire partie de ma tribu, n’est-ce pas ? Pas du tout ! Je croyais que je savais qui j’étais. J’étais une personne logique, motivée, terre-à-terre qui savait comment atteindre des objectifs. J’étais un professionnel respecté, une bonne fille, une bonne épouse, une bonne amie. Cependant, malgré tous mes efforts pour m’intégrer, pour respecter les règles, pour rentrer dans le moule, je ne me suis jamais senti en sécurité, je n’ai jamais éprouvé comment c’est se sentir faire partie d’une tribu. Je me sentais seule…

Quand je suis arrivé au Gabon, j’ai tout laissé derrière moi mais je me suis vu jouer un nouveau rôle, celui de l’épouse expatriée. Mais encore une fois, je ne me sentais pas à l’aise. Je n’ai pas aimé l’oisiveté, les déjeuners, les commérages. Je ne veux pas dire que toutes les femmes expatriées sont comme ça, mais je suis tombée au début (par hasard ?) sur des dames qui menaient ce style de vie. J’ai essayé de m’intégrer. Encore une fois, j’ai essayé d’être quelque chose que je n’étais pas. Je me sentais seule. J’ai souffert. Oh combien j’ai souffert. La solitude et le doute de soi ont provoqué la même question qui revenait encore et encore « Qui suis-je ? Qui suis-je ? Qui suis-je ? »

Et puis, presque trois ans après s’être sentir perdue, ça m’a frappé! « Je n’ai pas de “tribu”! Je me sens seule ! Personne n’attend rien de moi ! Je peux être qui je veux être! Je peux être moi-même! Je peux choisir ma propre tribu ! »

Eh bien, cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. Ce n’était pas facile. Ce n’était pas sans des hauts et des bas. Mais j’y suis arrivée. Je suis (re) née !

Enfin, je me sens comblée et je fais ce que je suis venu faire sur Terre. Je suis guérisseuse, maître Reiki, coach de vie, hypnothérapeute. Je suis un pont entre le visible et l’invisible. Je suis moi!

Marc Twain a dit qu’il y a deux dates importantes dans la vie ; le jour de sa naissance et le jour où on découvre le pourquoi. Eh bien, je ne peux pas vous dire exactement quand j’ai reçu la réponse, mais je peux certainement identifier l’endroit!

N’attendez pas un grand déménagement ou un grand changement pour vous demander qui vous êtes vraiment et pour trouver votre tribu choisie. Peut-être que cela se produira naturellement ou peut-être faudra-t-il un petit coup de pouce. Faites confiance à l’univers! Cela se passera au bon moment!

2 Comments

  1. Deligny dit :

    D’où viens je ? Où suis je ? Où vais je ?
    Blaise Pascal

  2. Deligny dit :

    Voir Paul Gauguin…D’où venons nous ? Que sommes nous ? Où allons nous ? 1897

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