Comment former et maintenir des relations saines – Partie 1 – L’honnêteté

Plus souvent qu’autrement, je suis inspirée de partager des histoires ou des idées avec mes lecteurs après des séances avec des personnes que j’accompagne. Cette fois-ci n’est pas différent.

J’entends souvent dire que les gens ont peur d’être authentiques dans leurs relations, de peur d’être rejetés. Comment ils suivent des plans et des idées qui ne les intéressent guère (ou, au pire, qui pourraient leur être néfastes) afin d’éviter d’être laissés de côté, renvoyés ou rejetés. Comment ils feront des « sacrifices » et supprimeront leurs propres besoins et désirs de peur que leur compagnon / ami / parent / sœur etc ne les aime plus.

Ce sont des problèmes que j’ai dû résoudre moi-même, comme la plupart d’entre nous, je crois. Tout découle de notre enfance et des modifications que nous avons dû apporter à notre comportement afin de répondre aux attentes de nos parents, afin de se sentir accepté et donc pris en charge. L’homme est une créature inventive dès la naissance. Nous nous adapterons à toute situation où notre survie est en jeu. Alors quand on est petit, on apprend quels comportements sont acceptables et aboutissent à une approbation donc à des soins (interprétés comme de l’amour) qui sont synonymes de survie. C’est l’une des façons dont le conditionnement se produit, mais je ne veux pas en parler pour le moment.

Au lieu de cela, je voudrais me concentrer sur ce que nous pouvons faire maintenant pour changer ces schémas de comportement qui nous ont bien servis à un moment donné de notre vie mais qui deviennent de véritables obstacles (ou des blocages comme certains de gens que j’accompagne les appelent) à notre développement personnel, à notre épanouissement, à notre bien-être et finalementà notre santé et à notre bonheur.

Combien de fois avons-nous entendu « L’honnêteté est la meilleure politique ». Et combien de fois nous sommes-nous demandés « Vraiment ? La meilleure politique ? Je ne pense pas. Cela ne fera que m’attirer des ennuis ».

L’honnêteté, comme toutes choses (acceptation, tolérance, compassion, amour, etc.) commence de l’intérieur. Nous sommes honnêtes avec nous-mêmes lorsque nos OUI et nos NON sont en harmonie avec ce que nous voulons vraiment dire, avec ce que nous ressentons, avec ce que notre instinct (ou appelons cela l’intuition si vous voulez) nous dit.

Pourquoi avons-nous peur d’être honnête?

La première raison en est que nous ne pouvons pas accepter le « rejet » nous-mêmes ! Nous ne pouvons pas supporter un NON. Nous prenons un NON à une demande / idée / suggestion, etc. comme un refus catégorique de qui nous sommes. Nous ne pouvons pas séparer notre véritable essence, notre être, de notre intellect. Nous ne pouvons pas comprendre que notre valeur réside dans notre simple existence et non dans les « (sous) produits de notre cerveau (ou de notre corps). Une fois que nous aurons dissocié ces deux choses complètement distinctes, nous aurions peut-être fait le premier pas vers l’honnêteté.

La deuxième raison est que nous avons peur de perdre quelqu’un de nos vies. Nous craignons que si nous disons non, la relation se désagrège. Je peux comprendre d’avoir peur de dire NON à un employeur ou à une autorité qui pourrait mettre notre “survie” en danger. Mais pourquoi avons-nous peur de dire NON à un être cher ? Pourquoi ne leur faisons-nous pas assez confiance pour pouvoir être authentiques avec eux ? S’ils nous aiment en retour, ils accepteront notre NON. S’ils ne le font pas et qu’ils ne nous « aiment » que lorsque nous disons OUI, si une relation existe uniquement parce que nous nous sacrifions nous-mêmes (et par sacrifice, j’entends même les « petites » choses comme se reposer quand on en a besoin au lieu de faire une course pour quelqu’un), sinon on la perdra, est-ce une vraie relation ? Jusqu’où êtes-vous prêt à aller pour maintenir de telles relations?

À suivre…

5 Comments

  1. Johana Piette dit :

    Bonjour Evina, Merci pour ce texte qui tombe à pic en ce moment (j’attends la suite avec impatience).

    Je lis toujours tes posts avec plaisir, mais celui-ci fait vibrer quelque chose de particulier en moi en ce moment. Je suis justement en train d’apprendre à dire non quand je le juge nécessaire et à assumer mes décisions en ce sens. Vaste programme.
    Je me fait alors généralement taxer d’égoïsme. Au début, cela m’avait vraiment dérangée et je m’étais insurgée contre ce jugement de ma personne (avec lequel je n’étais pas d’accord). Et puis, avec le temps, je le prends de mieux en mieux. Si cette personne me trouve égoïste, c’est son droit, mais je ne le prends plus comme une vérité, mais comme une opinion qui ne définit en aucun cas qui je suis.
    En gros, si après réflexion je ne suis pas d’accord, je me fiche de ce que cette personne pense de moi. Je suis en accord avec ma décision et c’est le principal.
    A noter que parfois, avoir l’opinion des autres fait réfléchir et peut nous ouvrir les yeux sur certaines choses !

    Alors, oui, ça a des conséquences, j’ai en face quelqu’un qui fait la tête parce que je n’ai pas répondu à ses attentes/besoins, mais pourquoi ses besoins sont-ils plus importants que les miens ? Si l’égoïsme, c’est aussi penser à soi, alors oui, je le revendique, je suis égoïste !
    A noter que sa réaction face à mon refus est de sa responsabilité et non de la mienne. Et j’ai eu BEAUCOUP de mal à le comprendre et l’accepter. Tout comme mes réactions face aux événements de la vie sont de MA responsabilité et non la faute des autres, des différentes situations vécues etc. Je travaille dessus, j’ai toujours un peu de mal à le réaliser dans la vie de tous les jours ! 😀

    Encore un grand merci pour le travail que tu fais.

    Johana

    • i-Ki Coaching dit :

      Bonjour Johana

      Quel plaisir de te lire ! Et encore quel plaisir de lire que tu as entamé un travail exceptionnel : apprendre à être authentique dans une relation.

      Tes reflections sont absolument justes ! Je t’en remercie puisque elles pourraient aider d’autres personnes qui sont dans des situations pareils.

      Plusieurs personnes n’assument pas leur comportements et, encore pire, il projettent ce qu’ils sont ou ce qu’ils pensent sur l’autre. Je te donne un exemple. Si je suis un menteur, je vais supposer que tout le monde ment. Si je trompe mon épouse, je serai jaloux et je vais anticiper un comportement pareil. Donc quand cette personne t’accuse d’égoïsme, elle voit en toi ce qu’elle reconnaît en elle même (mais bien sûr sans d’en etre consciente ou sans l’admette).

      Comme tu dis, si prendre soin de toi (sans nuire aux autres) c’est de l’égoïsme, sois égoïste !

      Comme avec toutes choses, il y a deux égoïsmes. L’égoïsme sain, sans lequel on ne peut pas survivre, et l’égoïsme mal sain.

      L’égoïsme sain fait en sorte que l’on essaie de satisfaire nos besoins basiques afin que l’on puisse rester en vie. Il nous protège de notre environnement ou des attaques extérieures et donne de la valeur à notre vie. Il nous pousse à réclamer en tant que bébés l’attention de notre maman pour la nourriture, pour une couche bien sèche, pour son affection etc sans penser à sa fatigue ou à ses autres obligations et il nous pousse à se défendre, si nécessaire, pour préserver notre existence. Sans cet égoïsme notre survie serait en danger.

      L’égoïsme mal sain, je crois que l’on le connait assez bien donc je ne trouve pas l’intérêt de le devolopper ici (mais je le ferai dans un autre article).

      Je tiens à te remercier pour ton retour précieux sur mon travail parce que ça m’encourage de continuer… Merci Johana.

      Je t’embrasse,

      Evina

      Le mar. 16 oct. 2018 à 06:51, WordPress

  2. Marie Piette dit :

    Cet article est tres interessant car il appuie là où ça fait mal chez bon nombre d’entre nous. Intuitivement nous savons parfaitement ce qu’il serait bon pour nous de dire ou de faire mais très souvent par lâcheté je dirais, pour continuer d’être aimé, pour ne pas se justifier ou ouvrir des polémiques on oublie d’être authentique.
    Quel dommage ! Personnellement lorsque j’ai commencé a dire non, à donner des avis que je n’avais pas l’habitude de donner j’ai vu bon nombre de mes “amis” ou membres de ma famille me fuir comme une pestiferée ou pire car lorsque je leur en parlais on me faisait comprendre que j’étais la “mechante” qui faisait des histoires pour rien.
    Au debut j’en étais fort chagrinée puis avec le temps je me suis rendue compte que finalement ces personnes là ne me manquaient pas plus que ça et que je vivais bien mieux sans elles puisqu’avec mes amis, les vrais, je n’avais plus a simuler, je pouvais etre moi même …. La vie m’a alors semblé tellement plus facile à vivre lorsqu’on parvient à être honnête avec soi même et par la même occasion avec les autres aussi. On se sent plus léger et en harmonie avec la Vie.
    Merci de ces reflexions Evina car l’honnêteté me semble être de nos jours une qualité essentielle pour vivre bien et nous elever.

    • i-Ki Coaching dit :

      Merci Marie pour ton témoignage ! Il est précieux pour nous tous. Tu nous montres comment être honnête avec soi même peut sembler difficile au début mais comment nos vies s’améliorer, comment on se sent bien dès que l’on décide de l’être !

  3. […] curiosité saine va de pair avec l’honnêteté (cliquez ici pour lire mon article sur les relations saines). Elles sont la clé pour des relations saines et […]

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