Le moi imaginaire

Il y a environ un an et demi, une cliente, qui était et est toujours dans la spiritualité, la pleine conscience et le développement personnel, me parlait des sentiments inconfortables qu’elle éprouvait envers une de ses collègues en raison de son arrogance et de la façon dont il traitait les autres. Elle ressentait le besoin de défendre les autres qui, selon elle, étaient faibles et ne pouvaient pas se défendre. En conséquence, elle se sentait frustrée, elle intervennait et les choses entre elle et se collègue étaient tendues. Alors qu’elle me décrivait un incident particulier, elle a commencé à le revivre. Je pouvais voir sa colère monter, rougir au visage et parler d’un ton de voix exaspéré.

Quand je lui ai demandé d’où elle pensait que sa colère provenait, elle a répondu :

«  Colère?  Je ne suis pas en colère ! Les gens spirituels ne se mettent jamais en colère ! La colère est une émotion négative ! ».

Elle a ensuite commencé à réciter des choses qu’elle avait lues sur les émotions négatives et ce que disent des gens spirituels bien connus.

Je l’ai regardée et j’ai dit :

« Vous ne pouvez pas travailler sur votre vous imaginaire, celui qui ne se fâche jamais. Vous ne pouvez travailler que sur votre vrai vous, le vous d’ici et maintenant, celui qui se met en colère. »

Choisir de se mentir à soi-même est la solution la plus simple. Choisir de nous donner des attributs que nous n’avons pas vraiment est simplement un moyen de renoncer à toute responsabilité.

Si je « ne me fâche jamais » et que je me retrouve dans une situation où je ressens des sentiments inconfortables, ce doit être la faute de l’autre. Ils doivent changer. Ils doivent cesser de faire ce qu’ils font qui nous met mal à l’aise.

Malheureusement, mais je dirais certainement heureusement, nous ne pouvons pas contrôler ou changer les autres. Nous ne pouvons pas contrôler ou changer certaines situations. Certaines situations échappent totalement à notre contrôle.

Pour faire du progrès, pour résoudre des problèmes, nous devons nous voir et nous accepter pour ce qui nous sommes réellement ; pas ce qui nous voulons être, pas ce qui nous sommes censés être, pas même ce qui nous étions.

C’est la seule manière pour que nous puissions distinguer si nous pouvons faire quelque chose ou si nous devons simplement accepter un fait.

Prenons l’exemple de ma cliente. Elle a dit qu’elle ne se mettait jamais en colère parce que ce n’était pas la chose spirituelle à faire. Néanmoins, elle se fâche et elle se plaint de son collègue. En n’acceptant pas sa colère, elle est coincée dans un schéma où elle s’attend à ce que la situation change comme par magie et que son collègue se comporte mieux. Vous trouvez que ça c’est fort probable ?

Si elle acceptait sa colère, elle serait capable de s’observer dans la situation et de reconnaître ce qui déclenche sa colère. Ensuite, elle pourrait travailler dessus et peut-être se voir elle et son collègue avec compassion. Après cela, elle peut décider consciemment quelle est la meilleure ligne de conduite et ne pas retomber dans ses mécanismes de survie.

Le mot clé c’est l’ACCEPTATION. Acceptation de ce qui est.

L’acceptation ne signifie pas que nous approuvons. Cela signifie simplement que nous voyons la réalité pour ce qu’elle est et non une version imaginaire de celle-ci. L’acceptation peut nous aider à discerner ce que nous pouvons ou ne pouvons pas changer.

J’ai récemment lu un livre de Byron Katie et elle a dit que nous devons nous demander « Est-ce mon affaire, son affaire, l’affaire de Dieu / l’univers / la nature ? ». 

Nous ne pouvons travailler que sur nos affaires, mais avant de pouvoir le faire, nous devons voir la réalité telle qu’elle est.

Je ne dis pas que c’est facile. Nous voulons tous être beaux, spirituels, parfaits. Dès le plus jeune âge, nous avons appris que l’imperfection n’était pas souhaitable et entraînait une punition ou un rejet.

Mais la vérité est que la grande majorité d’entre nous n’est pas parfaite. Si nous ne l’acceptons pas, nous ne pourrons jamais avancer.

La prochaine fois où vous vous retrouverez avec des sentiments inconfortables, reconnaissez-les, asseyez-vous dessus, apprenez d’eux et allez de l’avant.

Vous ne pouvez travailler que sur votre vrai vous, pas sur le vous imaginaire !

Photo by Noah Buscher on Unsplash

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