Tout ce qui nous arrive est pour notre bien

Combien de personnes (moi-même y comprise parfois) se sentent tristes, en colère ou désespérées à cause de ce qui (nous) arrive dans notre vie quotidienne ? Et combien d’entre nous deviennent furieux quand nos proches essaient de nous réconforter en disant: « Tout se passe pour une raison ! » ?

Ce n’est que rétrospectivement que nous avons un aperçu du « grand plan », quand nous nous rendons compte à quel point tout est magistralement orchestré pour nous protéger, nous faire avancer ou nous apprendre une ou deux leçons précieuses qui peuvent nous aider à évoluer vers les êtres que nous sommes censés être.

Eh bien, voici une autre histoire…

Il était une fois un empereur qui avait choisi comme conseiller personnel un vieil homme très sage. Cependant, son conseiller avait un défaut majeur ; il répétait sans cesse: « C’est pour ton propre bien… c’est pour ton propre bien…»

Malgré cette fâcheuse habitude, l’empereur l’avait toujours à ses côtés car il reconnaissait que ses conseils et sa sagesse étaient très utiles. Donc, il n’allait jamais nulle part sans lui, surtout quand il sortait du palais.

Un jour de pluie, l’empereur décida de rester dans le palais et de passer la journée à se faire soigner. Les femmes à son service lui donnèrent un long bain, puis il demanda au coiffeur du palais de le raser et de lui donner une manucure.

Pendant que le coiffeur coupait les ongles de l’empereur, la foudre a frappé très près du palais. Le coup de tonnerre était si fort que le barbier, surpris par le bruit soudain, coupa accidentellement la pointe du petit doigt de l’empereur !

L’empereur a crié de douleur et a fait hurler aux gardes « Rapidement ! Arrêtez-le ! Jette-le aux cachots ! Il se tourna vers le coiffeur et dit: « Vous êtes une créature misérable ! Comment osez-vous me cicatriser pour la vie comme ça ! Vous allez pourrir en prison ! »

Le vieux sage essaya de calmer l’empereur, qui était hors de lui-même de colère, en disant: « Tout ce qui nous arrive est pour notre bie ». Néanmoins, cette phrase a eu exactement l’effet inverse. Cela irritait encore plus l’empereur. « Assez de cette absurdité ! » Cria-t-il. « Je supporte toi et ta stupide devise toutes ces années. « Gardes ! Arrêtez-le aussi et jetez-le dans les cachots ! ». Il tourna vers le sage et et dit « Vieux fou ! Maintenant tu peux répéter cette phrase à toi-même toute ta vie comme, toi aussi, tu pourriras en prison ! »

Le lendemain, l’empereur décida d’aller chasser dans les bois pour se détendre et pour oublier l’incident qui l’avait tellement bouleversé. C’était la première fois qu’il sortait du palais sans le vieux sage qui avait été son conseiller fidèle et qui le suivait partout pendant toutes ces années.

Seul dans les bois, il fut soudainement entouré et capturé par des guerriers féroces, adorateurs de la déesse Kali. Ils étaient très heureux de trouver une victime à sacrifier à leur déesse qu’ils fêtaient ce jour-là.

Ils l’ont donc habillé d’un vêtement spécial, l’ont oint de leur huile sainte et l’ont attaché à l’autel.

L’empereur a pleuré, a crié, a plaidé, mais en vain. Ils n’allaient pas le laisser partir…

Alors que le grand prêtre était sur le point de conduire son couteau à travers le cœur de l’empereur, à sa terreur, il réalisa que la victime manquait un membre – le bout de son petit doigt. Il maudit et cracha mais il ne pouvait rien faire. Il ne pouvait pas offrir à sa déesse une victime qui n’était pas entière. Il ne pouvait pas sacrifier quelqu’un qui avait un membre manquant. Il fallait laisser l’empereur partir …

Toujours stupéfait, l’empereur se rendit rapidement au palais en réalisant ce qui s’était passé. Le vieux sage avait raison ! Tout ce qui nous arrive est pour notre bien ! Ayant le bout du doigt coupé par le coiffeur a travaillé en sa faveur. Ce qui, au début, semblait avoir été un malheureux accident, lui avait en fait sauvé la vie ! Quelle était l’importance d’avoir le bout du doigt coupé face au danger qu’il avait traversé ? Il préférerait avoir un membre manquant que de mourir d’une mort horrible !

A son arrivée au palais, il se rend immédiatement à la prison et libère le coiffeur.

Il est ensuite allé chercher le vieux sage. Il entra dans sa cellule, l’embrassa et dit: « Mon ami, pardonne-moi pour le mal que je t’ai fait. Comme j’étais aveugle ! J’ai été capturé par les adorateurs de la déesse Kali et pendant qu’ils étaient prêts à me sacrifier ils ont vu la pointe manquante de mon petit doigt, Grace à ça, ils m’ont laissé partir ! Tu avais raison mon ami ! Tout ce qui nous arrive est pour notre bien ! S’il te plaît, pardonne-moi mon ami. À partir de maintenant, tu seras toujours avec moi. Tout mon royaume t’appartient. »

« Mais maintenant, dis-moi, s’il te plaît, quelle est la bonne chose qui t’esτ arrivée quand je t’ai jeté en prison ? »

Sans cligner des yeux, l’aîné regarda l’empereur et dit: « Votre excellence, si vous ne m’aviez pas emprisonné, je vous aurais accompagné, comme toujours, lorsque vous alliez chasser dans les bois ce matin et que j’aurais été capturé avec vous. Autant que je sache, je ne manque pas de membres moi…! »

Photo by Rohan Reddy on Unsplash

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